Que faire après votre arrivée au Canada comme nouvel arrivant?
27 août 2026
Arriver n'est pas la ligne d'arrivée. Les premières semaines au Canada préparent tout le reste: votre capacité à travailler, à consulter un médecin, à louer un logement, à emprunter, à inscrire vos enfants à l'école. Faire les choses dans le bon ordre fait gagner beaucoup de temps.
Voici une séquence réaliste.
Première semaine: les documents qui débloquent tout le reste
Demandez un numéro d'assurance sociale. Sans lui, vous ne pouvez pas être payé légalement. La demande se fait en ligne, par la poste ou en personne dans un bureau de Service Canada, avec votre document d'immigration et une pièce d'identité.
Confirmez l'adresse pour votre carte de RP. Si vous êtes arrivé comme résident permanent, votre carte est postée à l'adresse canadienne que vous fournissez. Si vous n'avez pas encore d'adresse permanente, transmettez-la dès que vous l'avez, par votre compte en ligne. Une carte manquante complique les voyages et la preuve de statut plus tard.
Demandez la couverture d'assurance maladie provinciale ou territoriale. Chaque province gère son propre régime, avec sa propre demande et, dans certaines provinces, un délai de carence pouvant aller jusqu'à trois mois. Faites la demande dès le premier jour possible et envisagez une assurance privée temporaire pour couvrir l'écart.
Ouvrez un compte bancaire. La plupart des grandes banques offrent des forfaits pour nouveaux arrivants sans frais la première année. Apportez vos pièces d'identité et vos documents d'immigration.
Obtenez un numéro de téléphone canadien et une adresse postale fiable. Presque toutes les autres démarches vous demanderont les deux.
Semaines deux à quatre: régler l'essentiel
Communiquez avec un organisme d'établissement. C'est l'étape que la plupart des nouveaux arrivants sautent et regrettent ensuite. Les organismes financés par le gouvernement offrent gratuitement de l'aide pour la recherche d'emploi, la rédaction du curriculum vitæ, l'évaluation linguistique, le logement, l'inscription scolaire, le remplissage de formulaires et l'orientation. Les résidents permanents et certains autres nouveaux arrivants y ont droit sans frais. Des services d'établissement francophones existent aussi hors Québec, donc vous pouvez être servi en français si vous le préférez.
Faites évaluer votre niveau linguistique et, au besoin, suivez des cours gratuits. Des cours financés par le gouvernement sont offerts aux nouveaux arrivants admissibles dans les deux langues officielles, du niveau débutant au niveau avancé, souvent avec service de garde et horaires flexibles.
Inscrivez vos enfants à l'école. Dans la plupart des provinces, les enfants ont droit à l'école publique peu importe le statut d'immigration de la famille. Communiquez avec le conseil scolaire local avec une preuve d'adresse, le carnet de vaccination et les dossiers scolaires antérieurs.
Entamez les démarches pour le permis de conduire. Plusieurs provinces ont des ententes d'échange avec certains pays; sinon, vous devrez passer par le régime d'accès graduel. N'attendez pas que votre permis étranger cesse d'être accepté.
Mois un à trois: bâtir les fondations
Faites évaluer vos diplômes et vérifiez si votre profession est réglementée. Environ une profession sur cinq au Canada est réglementée, ce qui signifie qu'il faut un permis d'un organisme provincial avant de pouvoir l'exercer. Infirmières, ingénieurs, électriciens, enseignants, comptables et bien d'autres en font partie. Le processus peut être long et coûteux: commencez tôt et demandez directement à l'ordre professionnel ce qui est exigé.
Adaptez votre curriculum vitæ au format canadien. Il fait généralement deux pages, met l'accent sur des réalisations mesurables plutôt que sur des tâches, et ne comporte ni photo, ni date de naissance, ni état civil. Un organisme d'établissement le révisera gratuitement.
Bâtissez un historique de crédit. Une carte de crédit garantie, payée en entier chaque mois, est le point de départ habituel. Le loyer et les factures de services publics ne bâtissent pas automatiquement votre crédit au Canada: cette étape mérite d'être faite délibérément.
Cherchez un emploi par les gens, pas seulement par les sites d'offres. Une grande partie de l'embauche au Canada passe par les références et les réseaux. Associations professionnelles, regroupements d'anciens, organismes communautaires et programmes de mentorat pour nouveaux arrivants sont réellement utiles, et non un simple conseil de politesse.
Comprenez le système fiscal et les prestations. Les résidents produisent une déclaration de revenus chaque printemps pour l'année précédente, même avec peu ou pas de revenus: c'est la déclaration qui déclenche les prestations. Selon votre situation, vous pourriez avoir droit à l'Allocation canadienne pour enfants, au crédit pour la TPS/TVH et à des soutiens provinciaux. Produire à temps dès la première année compte plus qu'on ne le croit.
En continu: protégez le statut que vous avez obtenu
La résidence permanente comporte une obligation de résidence. En général, vous devez être physiquement présent au Canada au moins 730 jours par période de cinq ans, avec des exceptions limitées, comme accompagner à l'étranger un époux citoyen canadien. Comptez vos jours dès le départ. Reconstituer un historique de voyages des années plus tard est pénible.
Gardez votre carte de RP valide. Elle ne met pas fin à votre statut, mais il vous faut une carte valide pour prendre l'avion vers le Canada. Renouvelez-la à l'avance.
Notez le chemin vers la citoyenneté. Les adultes doivent généralement avoir été physiquement présents au Canada au moins 1 095 jours au cours des cinq années précédant la demande, en plus des déclarations de revenus et, pour la plupart des demandeurs, des exigences de langue et de connaissances. Une partie du temps passé au Canada avant la résidence permanente peut compter partiellement. Le décompte commence maintenant, une autre raison de tenir des registres.
Sur le plan humain
Les listes pratiques ne couvrent pas le plus difficile. L'hiver, la distance avec la famille, le déclassement professionnel et la solitude du recommencement touchent presque tous les nouveaux arrivants à un moment donné, et ce n'est pas le signe d'un mauvais choix. Organismes communautaires, associations culturelles, communautés religieuses, ligues sportives et organismes d'établissement existent en partie pour cette raison. Les régimes provinciaux couvrent plusieurs services en santé mentale, et des lignes d'écoute multilingues gratuites existent partout au pays.
Demandez de l'aide tôt. La plupart des services décrits ici sont déjà financés et n'attendent qu'à être utilisés.
Cet article présente de l'information générale et ne constitue pas un avis juridique. Les exigences varient selon la province et changent avec le temps: vérifiez les détails à jour auprès des sources officielles.